Alternatives à Doctolib : quelles solutions pour les médecins ?

Doctolib s’est imposé comme un acteur majeur de la prise de rendez-vous médicaux en ligne en France. Pour de nombreux patients, rechercher un professionnel de santé et réserver une consultation sur la plateforme est devenu une habitude.

Mais Doctolib n’est pas la seule solution permettant à un médecin de proposer la prise de rendez-vous en ligne.

Maiia, KelDoc, CLICKDOC, Ordoclic ou Alaxione proposent également des agendas et des services destinés aux professionnels de santé. Certains logiciels métier, comme AMESLA en médecine esthétique, intègrent eux aussi directement la réservation en ligne.

Toutes ces solutions ne reposent cependant pas sur le même modèle.

Certaines fonctionnent comme des plateformes regroupant de nombreux professionnels de santé. D’autres peuvent intégrer la prise de rendez-vous directement au site Internet du cabinet. D’autres encore font partie d’un logiciel métier beaucoup plus complet.

Avant de rechercher « le concurrent de Doctolib », il faut donc d’abord déterminer ce que le médecin attend réellement de sa solution de rendez-vous.

Alternatives à Doctolib pour un médecin

Quelles sont les principales alternatives à Doctolib ?

SolutionType de solutionPrincipales fonctionsParticularité
MaiiaPlateforme santéRecherche de professionnels, prise de RDV, téléconsultationFonctionnement proche d’une grande plateforme généraliste
KelDocPlateforme et agendaRecherche, prise de RDV, agenda professionnel, rappels et gestion des disponibilitésUtilisée par des cabinets et établissements de santé
CLICKDOCAgenda et plateformeAgenda, RDV en ligne, téléconsultation selon les modulesSolution de CompuGroup Medical
OrdoclicAgenda et parcours patientAgenda, téléconsultation, documents, signature électroniqueServices intégrables notamment en marque blanche ou via API
AlaxioneAgenda / parcours patientPrise de RDV, rappels, communication patientRéservation pouvant être intégrée directement au site du médecin
AMESLALogiciel métierAgenda, RDV en ligne, dossiers patients, salles, matériels, consommables…Spécialisé en médecine esthétique

Les fonctionnalités et offres commerciales pouvant évoluer, il reste naturellement nécessaire de vérifier les conditions proposées par chaque éditeur au moment du choix.

Une alternative à Doctolib, mais pour quel besoin ?

La première question ne devrait pas nécessairement être :

« Quelle plateforme peut remplacer Doctolib ? »

Il est souvent plus utile de se demander :

« De quelles fonctions mon cabinet a-t-il réellement besoin ? »

Selon les situations, un médecin peut rechercher :

  • une prise de rendez-vous disponible 24 h/24,
  • des confirmations et rappels automatiques,
  • une liste d’attente,
  • la téléconsultation,
  • une synchronisation avec les logiciels du cabinet,
  • une gestion de plusieurs praticiens ou établissements,
  • ou simplement la possibilité pour ses patients de réserver directement depuis son propre site Internet.

Les besoins peuvent également être très différents selon les spécialités.

Un centre de médecine esthétique, par exemple, peut avoir besoin de gérer non seulement plusieurs praticiens, mais aussi la disponibilité d’une salle ou d’un équipement nécessaire à la réalisation d’un acte.

Maiia : une alternative proche du modèle Doctolib

Développée par Cegedim Santé, Maiia permet aux patients de rechercher un professionnel de santé et de prendre rendez-vous en ligne.

Ses conditions d’utilisation mentionnent notamment la recherche d’un professionnel, la prise de rendez-vous et la téléconsultation. Les professionnels proposant la prise de rendez-vous en ligne peuvent également apparaître dans les pages de recherche et d’annuaire de Maiia.

Son fonctionnement est donc assez proche du principe d’une grande plateforme généraliste : le patient recherche un professionnel ou une spécialité puis consulte les disponibilités proposées.

Pour un médecin souhaitant conserver ce type de fonctionnement, Maiia constitue l’une des alternatives les plus directement comparables à Doctolib.

KelDoc : plateforme de rendez-vous et agenda médical

KelDoc permet également de rechercher des professionnels ou des établissements et de réserver des rendez-vous en ligne.

La solution propose parallèlement aux professionnels un agenda Web avec différentes fonctions de gestion des rendez-vous, de rappels, de listes d’attente et de synchronisation.

KelDoc est également utilisé par des établissements de santé.

Nous restons donc ici dans une logique associant outil de gestion pour le professionnel et plateforme accessible aux patients.

CLICKDOC : plusieurs services autour du rendez-vous

Développé par CompuGroup Medical, CLICKDOC propose différents modules consacrés à la gestion de l’agenda, à la prise de rendez-vous et à la téléconsultation.

Selon les services utilisés, le professionnel peut notamment paramétrer ses différents types de rendez-vous, y compris des consultations au cabinet, téléphoniques ou en téléconsultation vidéo.

Il est donc préférable de comparer précisément les modules souscrits plutôt que de considérer CLICKDOC comme un service unique proposant systématiquement l’ensemble des fonctionnalités.

Ordoclic : une approche orientée parcours patient

Ordoclic propose différents services numériques autour du parcours patient : agenda, téléconsultation, documents ou encore signature électronique.

La solution présente également une particularité intéressante pour les éditeurs, établissements ou organisations souhaitant conserver leur propre identité : certaines de ses briques peuvent être intégrées en marque blanche ou par API. Ordoclic prévoit notamment la personnalisation des logos, couleurs et communications dans ce cadre.

Nous sommes donc déjà un peu plus éloignés du simple concept d’un « autre Doctolib ».

Alaxione : intégrer la prise de rendez-vous au site du médecin

Alaxione présente une approche différente des grandes plateformes reposant principalement sur un annuaire de professionnels.

La solution permet notamment de proposer la prise de rendez-vous directement depuis le site Internet du praticien ou de l’établissement.

Alaxione met en avant son fonctionnement en marque blanche : les rendez-vous, confirmations ou rappels peuvent être proposés au nom du professionnel ou de l’établissement.

Le parcours peut alors être très simple :

Google → site du médecin → informations sur son activité → prise de rendez-vous.

Le patient n’a pas besoin de repasser par un annuaire généraliste pour finaliser sa demande.

Chez Esculape Médias, nous avons déjà intégré Alaxione sur des sites Internet de médecins.

Dans les intégrations que nous avons réalisées, la mise en place s’est révélée relativement simple. Les possibilités de personnalisation graphique de l’interface restent assez encadrées, comme avec de nombreuses solutions de rendez-vous médical, mais cela ne l’empêche pas de remplir correctement sa fonction.

L’intérêt se situe surtout ailleurs : la prise de rendez-vous peut rester intégrée au parcours numérique du cabinet.

AMESLA : le cas particulier de la médecine esthétique

Le positionnement d’AMESLA est différent.

Il s’agit avant tout d’un logiciel métier destiné aux cabinets et centres de médecine esthétique, et non d’un annuaire médical cherchant à reproduire exactement le fonctionnement de Doctolib.

AMESLA propose notamment :

  • des agendas pour les utilisateurs, salles et matériels,
  • la gestion des rendez-vous et listes d’attente,
  • les rappels automatiques,
  • la gestion des dossiers patients,
  • les consentements,
  • la gestion des consommables,
  • un espace patient,
  • et un module de prise de rendez-vous en ligne.

Son module de réservation est synchronisé avec les agendas et peut prendre en compte les disponibilités des salles ou des matériels nécessaires au rendez-vous. L’éditeur le présente également comme personnalisable.

Nous avons là encore déjà intégré AMESLA sur des sites Internet de médecins.

Pour un cabinet de médecine esthétique qui utilise déjà ce logiciel pour une partie importante de son activité, la question mérite donc d’être posée : est-il nécessaire d’ajouter une seconde plateforme uniquement pour permettre aux patients de réserver un rendez-vous ?

AMESLA illustre bien une réalité : une alternative à Doctolib n’est pas obligatoirement une autre plateforme ressemblant à Doctolib.

2 parcours pour un RDV en ligne

Doctolib : la puissance d’une plateforme, mais un parcours différent

Il serait difficile de nier la puissance de Doctolib.

C’est précisément son adoption par un très grand nombre de professionnels et de patients qui fait une partie de son intérêt.

L’Autorité de la concurrence décrit d’ailleurs ce secteur comme un marché caractérisé par des effets de réseau : plus une plateforme réunit de professionnels de santé, plus elle est attractive pour les patients, et réciproquement.

Pour le médecin, cette puissance peut représenter un réel avantage.

Mais il existe une différence importante entre le fonctionnement d’une plateforme généraliste et celui d’un agenda directement intégré au site du cabinet.

Sur une plateforme, une partie du parcours du patient se déroule dans l’environnement de cette plateforme et non sur le site du médecin. Le patient peut notamment y rechercher des professionnels, des spécialités ou des disponibilités.

Avec un agenda intégré au site, le parcours peut au contraire rester centré sur le professionnel initialement recherché :

Google → site du médecin → informations → prise de rendez-vous.

Ce n’est ni intrinsèquement meilleur ni moins bon.

Il s’agit simplement de deux modèles différents, dont les avantages ne sont pas les mêmes.

Une décision de l’Autorité de la concurrence à connaître

La place de Doctolib sur le marché a par ailleurs fait l’objet d’une importante décision de l’Autorité de la concurrence.

Le 6 novembre 2025, l’Autorité a sanctionné Doctolib à hauteur de 4,665 millions d’euros pour des pratiques qu’elle a qualifiées d’abus de position dominante dans les secteurs de la prise de rendez-vous médicaux en ligne et de la téléconsultation.

Doctolib a formé un recours devant la cour d’appel de Paris et l’affaire est actuellement pendante.

L’Autorité a notamment retenu l’existence, jusqu’en septembre 2023, de clauses d’exclusivité et de pratiques de vente liée. Elle a également sanctionné sur un fondement distinct l’acquisition en 2018 de MonDocteur, alors présenté comme le principal concurrent de Doctolib.

Ces éléments ne signifient évidemment pas qu’un médecin devrait nécessairement cesser d’utiliser Doctolib.

Ils montrent en revanche que la question de la concurrence et de la dépendance des professionnels à une plateforme de prise de rendez-vous constitue un véritable sujet de marché, et pas seulement un argument commercial avancé par les solutions concurrentes.

Comment choisir une alternative à Doctolib ?

La place de Doctolib sur le marché a par ailleurs fait l’objet d’une importante décision de l’Autorité de la concurrence.

Le 6 novembre 2025, l’Autorité a sanctionné Doctolib à hauteur de 4,665 millions d’euros pour des pratiques qu’elle a qualifiées d’abus de position dominante dans les secteurs de la prise de rendez-vous médicaux en ligne et de la téléconsultation.

Doctolib a formé un recours devant la cour d’appel de Paris et l’affaire est actuellement pendante.

L’Autorité a notamment retenu l’existence, jusqu’en septembre 2023, de clauses d’exclusivité et de pratiques de vente liée. Elle a également sanctionné sur un fondement distinct l’acquisition en 2018 de MonDocteur, alors présenté comme le principal concurrent de Doctolib.

Ces éléments ne signifient évidemment pas qu’un médecin devrait nécessairement cesser d’utiliser Doctolib.

Ils montrent en revanche que la question de la concurrence et de la dépendance des professionnels à une plateforme de prise de rendez-vous constitue un véritable sujet de marché, et pas seulement un argument commercial avancé par les solutions concurrentes.

FAQ sur les alternatives à Doctolib

Non, pas à lui seul.

Un site Internet médical et un agenda médical remplissent deux fonctions différentes.

Le site permet au médecin de présenter son activité, son parcours, ses spécialités, les pathologies ou traitements pris en charge, les informations utiles aux patients et les modalités d’accès au cabinet.

Il permet également de développer sa propre visibilité sur les moteurs de recherche.

Mais un site Internet ne gère pas spontanément un agenda médical. Pour proposer la réservation en ligne, il doit être associé à une solution prévue pour cela.

C’est pourquoi présenter simplement « le site Internet » comme une alternative à Doctolib serait inexact.

En revanche : site Internet médical + solution de prise de rendez-vous adaptée

peut parfaitement constituer une alternative au modèle d’une plateforme généraliste.

Et c’est probablement là que se situe la différence la plus intéressante pour un médecin qui investit déjà dans sa propre visibilité.

Avec un agenda intégré, le patient peut découvrir le médecin, consulter ses informations et réserver sans avoir à revenir sur un autre environnement numérique.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille systématiquement quitter Doctolib.

La question est plutôt de savoir quelle place le médecin souhaite donner à une plateforme tierce dans son parcours patient.

Maiia fait partie des solutions dont le fonctionnement grand public se rapproche le plus de Doctolib : recherche d’un professionnel, prise de rendez-vous et téléconsultation au sein d’un même environnement.

KelDoc et CLICKDOC répondent également, avec leurs propres spécificités, à cette logique de plateforme et d’agenda.

Alaxione correspond davantage à une approche centrée sur l’intégration de la prise de rendez-vous au site du professionnel.

Plusieurs solutions proposent des fonctions comparables à une partie des services proposés par Doctolib.

Mais une plateforme généraliste, un agenda en marque blanche et un logiciel métier avec réservation en ligne ne répondent pas exactement au même objectif.

La bonne comparaison consiste donc moins à rechercher un « clone » de Doctolib qu’à identifier le modèle adapté au fonctionnement du cabinet.

Peut-on gérer ses rendez-vous sans Doctolib ?

Oui. Un médecin peut utiliser une autre plateforme, un agenda indépendant ou encore le module de rendez-vous proposé par son logiciel métier.

Lorsque la solution le permet, la réservation peut également être intégrée directement à son site Internet.

Le véritable enjeu est donc de choisir une organisation efficace pour le cabinet et simple à comprendre pour le patient.

Finalement, quelle alternative à Doctolib choisir ?

Doctolib reste une solution particulièrement puissante et très largement adoptée.

Mais la solution la plus répandue n’est pas nécessairement celle qui correspond le mieux à tous les cabinets.

Maiia, KelDoc ou CLICKDOC peuvent intéresser les médecins souhaitant bénéficier d’une plateforme regroupant de nombreux professionnels.

Alaxione correspond davantage à une logique dans laquelle la prise de rendez-vous est intégrée au propre environnement numérique du praticien.

AMESLA, dans le domaine de la médecine esthétique, montre enfin qu’un logiciel métier peut lui-même proposer les fonctions nécessaires sans passer par une grande plateforme généraliste.

Chez Esculape Médias, nous ne commercialisons aucune solution de prise de rendez-vous et n’avons donc pas vocation à imposer un éditeur plutôt qu’un autre.

En revanche, lors de la création ou de la refonte d’un site médical, nous pouvons intégrer la solution retenue par le médecin afin que la prise de rendez-vous s’inscrive naturellement dans le parcours de ses patients.

Bernard Bardini - Esculape Médias
Bernard Bardini
Bernard Bardini est le créateur d’UniverSaleSoft et de la marque Esculape Médias. Spécialiste du référencement naturel et de la création de sites internet depuis 2009, il accompagne les professionnels de santé dans le développement de leur visibilité.
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